Un PDF exporté depuis un logiciel de design peut peser 25 Mo pour une seule page. Ce n’est presque jamais du texte : ce sont des images de 2048 x 2048 pixels, affichées sur trois pouces de large, chacune avec un masque de transparence pour ses bords. Pour compresser un PDF de ce genre, l’outil mesure la taille de chaque image sur la page et ramène ses pixels à un nombre de pixels par pouce (ppi) cible.
Compresser un PDF d’après la taille réelle des images
L’outil lit le contenu de la page, suit la transformation de chaque image (y compris dans des objets de formulaire imbriqués) et retient la plus grande taille à laquelle elle est dessinée. Une image de 2048 x 2048 dessinée sur 228 x 228 points, soit 3,17 pouces, n’a besoin que de 475 x 475 pixels pour 150 ppi. C’est 5,4 pour cent des pixels d’origine. La réduction est une moyenne par surfaces et n’ajoute aucun artefact JPEG. Une image présente sur deux pages garde la résolution du plus grand usage ; si sa taille est impossible à mesurer, c’est son grand côté qui est limité, à 1800 px en Équilibré.
Beaucoup d’images exportées sont sans perte, au format Flate, en 8 bits, en RVB, en gris ou en RVB avec profil ICC. Après la réduction, l’outil les enregistre à nouveau sans perte et essaie aussi une version JPEG. Le JPEG ne remplace la version sans perte que s’il pèse moins de 60 pour cent de celle-ci : une photo et un logo plat du même fichier peuvent donc finir dans des formats différents. Pour une image avec profil ICC, l’entrée du profil colorimétrique reste telle quelle. Une image grise enregistrée en JPEG devient RVB. Les masques de transparence sont ramenés à la même nouvelle taille et restent en gris sans perte, car un masque ne peut pas être un JPEG.
Trois niveaux, cinq gestes
Léger garde 220 ppi avec une qualité JPEG de 85 et limite à 2400 px les images de taille inconnue. Équilibré, le réglage par défaut, garde 150 ppi avec une qualité de 70 et 1800 px. Fort garde 110 ppi avec une qualité de 55 et 1200 px. Avec Personnalisé, vous réglez de 72 à 400 ppi et une qualité de 30 à 95 ; le grand côté de repli vaut alors douze fois le ppi. Les images déjà dessinées sous la limite ne sont pas agrandies.
- Déposez un ou plusieurs PDF sur la zone ou appuyez sur Entrée pour ouvrir le sélecteur. Chaque fichier reçoit une ligne avec une courte analyse : combien d’images il contient, combien l’outil peut en réduire et combien sont dessinées à plus du ppi cible. Un fichier chiffré demande son mot de passe dans sa ligne. Ajouter d’autres fichiers permet d’ajouter des PDF plus tard.
- Choisissez un Niveau dans les réglages. Il vaut pour tous les fichiers. Chaque niveau affiche son ppi et sa qualité JPEG, et l’analyse de chaque fichier se met à jour.
- Cochez Supprimer les métadonnées si le titre, l’auteur et les dates ne doivent pas suivre le fichier.
- Cliquez sur Compresser le PDF. L’outil traite les fichiers l’un après l’autre. Une barre montre tout le lot et la ligne du fichier en cours compte d’abord les images, puis les masques. Un fichier en échec n’arrête pas les autres. Annuler s’arrête après l’étape en cours et garde les fichiers déjà terminés.
- Comparez les tailles dans la carte de résultat, puis cliquez sur Télécharger le PDF dans une ligne, ou sur Tout télécharger (ZIP) si au moins deux fichiers sont devenus plus petits.
Ce qui reste intact, ce qui ne rétrécit pas
Le texte et les formes vectorielles ne changent pas. Lors de tests avec un PDF généré, le nombre de pages, leurs dimensions, le contenu des pages, les polices, les liens et les champs de formulaire étaient identiques après le traitement. Un PDF surtout fait de texte gagne donc peu : seuls les flux d’objets compactés aident.
Les détails de chaque fichier comptent les images ignorées par motif : espaces colorimétriques indexés, CMJN et autres, JPEG avec profil ICC, masques durs et masques pochoir, tableaux Decode, profondeurs autres que 8 bits, formats comme JBIG2, JPEG 2000 et CCITT, images de plus de 100 mégapixels. Une image qui ne deviendrait pas plus petite reste telle quelle. Si le fichier entier n’est pas plus petit, l’outil le dit et ne propose pas de téléchargement.
Mot de passe, mémoire et réseau
Un PDF chiffré demande son mot de passe, qui reste en mémoire tant que le fichier est dans la liste. Le nouveau fichier n’est pas chiffré et n’a pas les restrictions d’autorisation de la source. Le navigateur lit le fichier en mémoire et le travail s’y fait ; rien n’est envoyé. La seule requête récupère le script de la bibliothèque PDF depuis ce site à l’ouverture du premier fichier. Un PDF peut peser jusqu’à 300 Mo et un lot jusqu’à 50 fichiers et 1 Go. L’outil lit et traite les fichiers l’un après l’autre, donc un seul fichier est en mémoire à la fois. La résolution réduite ne se récupère pas dans le nouveau fichier : gardez donc l’original, que l’outil ne modifie jamais.